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Le running, un vrai sport d’équipe !

6 Nov

J’ai repris le running il y a 5 mois maintenant, à la fois j’ai l’impression que c’était hier mais d’un autre côté, cela me semble une éternité. Une éternité car je cours sans vraiment courir, je me suis interdit de reprendre trop rapidement comme avant, je souhaite laisser 2014 derrière moi et repartir au top en 2015. Sauf que l’envie aidant, j’ai couru successivement à Marseille et aux 20km de Paris et cela m’a donné beaucoup d’appétit.

Et le week-end dernier, je n’avais rien de prévu à l’origine, me préservant pour mon objectif de la fin d’année, les Foulées de la Mue le 16 novembre. Mais en début de semaine dernière , Philippe m’a contacté sur Facebook pour me proposer de rejoindre l’équipe de la Runnosphère au relais Ekiden organisé le dimanche. Ce type d’épreuve m’a toujours intéressé depuis que je cours car l’idée de courir en équipe en se dépassant pour ses coéquipiers est un sentiment vraiment agréable.

C’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté de courir 5km en remplacement de Steven, blessé depuis quelques jours. Très vite, Philippe m’a gentiment proposé de le remplacer sur 10Km et de courir lui 5km, me sachant plus performant sur une distance un peu plus longue.

Dès lors, toute ma semaine a été consacrée à cet événement et c’est donc avec une grande forme et une grande motivation que j’ai retrouvé Philippe, Greg, Salvio, Guillaume et Julien au village de la course.

Partant en 4ème position, l’attente a été inhabituellement longue, il a donc fallu gérer cette attente et ne s’échauffer qu’au bon moment. Tour à tour, mes coéquipiers se sont élancés dans leur relais et nous étions sur un pont, en hauteur, pour les encourager. Après un départ rapide de Salvio, avalant ses 5km en 18mn10, c’est Julien qui pris le relais pour 10km couru avec un vent qui commençait à se lever. Il termine dans un temps de 40mn01 et laisse Guillaume partir en 54ème position.

Dès le départ, nous nous sommes mis en tête de remporter le challenge médias et de monter donc sur un podium, chose rare mais toujours sympathique.

Guillaume, donc, ancien relayeur sur 100m a pris un départ supersonique, nous l’avons vu avaler les concurrents placés devant lui et c’est sans surprise qu’il terminera son relais en 17mn47.

C’était donc à moi de prendre le bracelet témoin. Scrutant son arrivée au bout de la ligne droite, en le voyant je me suis avancé sur les tapis et j’ai saisi le bracelet. Sans réfléchir, je me suis élancé à toute allure sur les 200 premiers mètres. Il faut dire que l’adrénaline suite à la longue attente était à son paroxysme et que j’avais faim de vitesse. Il faut dire aussi que la boucle ne faisant que 5km, mon équipe avait déjà pris un tour à plusieurs concurrents, l’allure n’était donc pas la même.

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J’avais peur de courir seul sans repères, je me suis retrouvé à courir entouré mais sans repères car dépassant sans cesse des coureurs, sans savoir si je leur prenais un tour ou s’ils étaient devant nous. J’apprendrai à la fin que je n’ai en fait rattrapé « que » 4 équipes. Je me suis senti bien durant les 10km, avec une vitesse correcte et sans ressentir de douleur particulière. Juste un petit picotement quand je me suis fait enrhumer par 2 relayeurs me prenant un tour et courant donc 5km, un athlète du club de Sainte Marguerite, 3ème équipe au final et une italienne, membre de la 1ère équipe mixte de la course et 4ème au scratch, les deux courant en moins de 16mn30, pas à rougir donc. C’est vraiment agréable de courir sans douleurs et de pouvoir donner sa pleine puissance.

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En arrivant, j’étais sûr d’avoir couru plus vite qu’à Marseille et sur les 20km mais je pensais être passé sous les 35mn30. Finalement, c’est avec un temps de 36mn01 que j’en ai terminé. Avec une pointe de déception de voir que mon meilleur niveau est encore très loin mais avec la fierté d’avoir donné mon maximum pour l’équipe.

Philippe et Greg assurant leur relais avec brio, nous avons donc terminé à la 41ème place dans un temps de 2h36mn14s, nous assurant comme prévu la victoire au challenge média. Une grande fierté donc pour toute la Team  avec un podium qui s’est fait attendre mais un beau moment en compagnie de Marie José Perec.

En résumé, une magnifique matinée avec de la bonne humeur, des sourires et beaucoup de convivialité. J’ai déjà pris rendez-vous pour 2015 si la Runnosphère le veut bien et d’ici là place aux foulées de la Mue dans 10j.

Un grand merci à Philippe pour cette organisation sans fausses notes, à Greg, Salvio, Guillaume et Julien pour cette équipe au top du top !

Les 20km de Paris – une performance inattendue

15 Oct

Le 16 décembre restera une date importante pour moi car c’est celle où je suis passé pour la première fois sur une table d’opération. 3j après, je quittais la clinique en passant dans le bureau de mon chirurgien, je me souviens encore de ce qu’il m’a dit : la rééducation prendra du temps mais par expérience, pas d’inquiétude, tu pourras recommencer à courir.

Il a fallu en effet de longs mois de rééducation avant de pouvoir enfiler de nouveau mes chaussures de running, chose qui a été faite début juin. A partir de ce moment, dans mon esprit, il n’y avait pas d’autres attentes que celle de courir sans douleur, le chronomètre paraissait bien futile.

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Un retour attendu

17 Sep

Le 9 décembre 2013: c’est la date du dernier article que j’ai rédigé. Une année 2013 à oublier sur bien des points, notamment physique avec une hernie discale qui m’a empêché de pratiquer la moindre activité sportive et une opération, subie le 16 décembre avec l’obligation d’une rééducation longue de plus de 6 mois.

Une attente longue, délicate mais rendue indispensable pour pouvoir retrouver ensuite le plaisir de me dépenser.

Une longue attente aussi avant de réécrire, de retrouver le plaisir de faire partager mon quotidien de coureur. Car cela a été une question centrale, ce quotidien de coureur. Allais-je le retrouver un jour ? Plutôt que de me lamenter, j’ai préféré dans mon coin travailler et souffrir en silence pour me remuscler physiquement mais aussi mentalement pour retrouver la confiance pour ne surtout pas revivre une année comme celle de 2013.

Cela fut chose faite à la fin du mois de mai avec une reprise très progressive, tout d’abord par le vélo puis la piscine. Pour la course, les premières sorties ont été délicates, le fait de réaccélérer réveillait en moi une légère douleur au dos qui me bloquait tout de suite.

Le plaisir était donc très loin à ce moment là, il est réapparu début juin, à l’occasion d’un petit trail de 12km près de Toulouse où j’ai pu découvrir une discipline que j’ignorais mais qui m’a beaucoup plus.

Et lors des 10km de l’Equipe couru en compagnie de deux collègues, le plaisir a été de les aider, de les encourager à aller au bout, un plaisir que je ne connaissais pas bien et qui m’encourage à le reproduire car le running est un sport individuel mais qui se partage également.

Durant l’été, j’ai repris des footings à allure plus acceptables malgré l’absence de fractionnés, trop risqués encore. Tout cela m’a amené à dimanche dernier du côté de Marseille où je travaillais pour l’un de mes clients. J’avais pu récupéré un dossard pour courir le 10km de Run in Marseille, une course organisée par ASO sur un parcours magnifique le long de la méditerranée.

Pas de préparation particulière, juste un besoin de savoir où j’en étais physiquement et surtout le niveau qui était le mien en ce moment. Et ce qu’on dit souvent, c’est que , quand la tête va, le corps suit. Et justement, je sors d’un mois d’août excellent mentalement avec beaucoup de très bonnes choses qui me sont arrivées. C’est donc avec une grande confiance que je me suis placé sur la ligne de départ du côté du rond point de Castellane. Sur mon dos, un dossard préférentiel, cela allait donc partir vite très vite.

Dès le départ, effectivement  la trentaine de coureurs présents dans ce 1er SAS s’est élancée à grande vitesse, je me suis donc placé dans un groupe en essayant vite de trouver un rythme, pas trop rapide mais pas trop lent non plus. Les jambes répondant bien, j’ai pu progresser à une bonne allure les 5 premiers kilomètres en étant placé dans les 15 premiers. Les 3 suivants, plus sinueux, ont été beaucoup plus laborieux, les jambes commençant à devenir lourdes et le manque d’entraînement se faisant cruellement ressentir. J’ai tenté de m’accrocher le plus possible pour aborder le final avec de la fraicheur. J’ai pu en retrouver pour les 2 derniers kilomètres, surtout le dernier, avalé à allure rapide pour finalement me présenter sur la ligne d’arrivée.

Comme à mon habitude, je cours sans montre et je n’avais donc aucune idée du temps que j’avais réalisé et quand j’ai levé les yeux vers le chrono, ma surprise a été de constater que j’avais réalisé un temps de 36mn30, soit 2mn de plus  que mon record mais largement en deça du temps que je m’étais imaginé réaliser.

Cela me donne donc beaucoup de confiance pour la suite, mon dos tient et la forme est revenue assez vite. Ma prochaine course m’emmènera du côté du Trocadero avec les 20km de Paris, où j’ai été gentillement invité par Mizuno avant de participer aux foulées de la Mue dans mon village normand pour tenter de retrouver une coupe que j’ai perdu depuis 2012. A suivre donc…

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Les foulées Charentonaises, un relais dans la douleur

10 Fév

Cela fait maintenant 2 semaines que j’ai participé à ma dernière course, c’était les foulées du 8ème qui m’avaient laissé un espoir fou pour la suite de la saison. C’est avec confiance que j’avais abordé ma préparation marathon, objectif moins de 2h48. La séance, un 5x1500m à réaliser en allure 3mn42 au km soit rien d’insurmontable pour moi. Et puis tout s’est écroulé avec un mal de dos, latent depuis 1 mois mais qui s’est réveillé brusquement. résultat, un dos bloqué et un rendez-vous pris en urgence chez l’osthéopathe. Le bilan après 30mn de manip, le port pendant 5j d’une ceinture lombaire et surtout du repos, du repos et encore du repos.

Au moment de l’enlever, la douleur encore un peu présente malgré une amélioration certaine m’a forcé à retarder ma reprise, chose faite jeudi dernier durant 15mn et en mode footing très très lent. Rien à signaler donc peu à peu la confiance semblait revenue.

Et il en fallait avant d’attaquer ce matin les foulées charentonaises, un 15km mais effectué en relais avec mon ami Philippe, dit Jahom Runner. Au programme donc, 8,5km pour moi et 6,5km pour Philippe.

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Pour l’occasion, j’avais revêtu pour la première fois le maillot de la Runnosphère, prêté pour l’occasion par Greg. Une vraie team renforcée par le port de la Mizuno Wave Rider 16 jaune pour les deux membres, la ressemblance était frappante et a d’ailleurs attiré l’oeil durant notre échauffement. Celui-ci d’ailleurs parlons-en, nous l’avons effectué à une allure un peu trop rapide et surtout dans les conditions exposées au début de l’article, le résultat a été sans appel, mon mal de dos s’est réveillé fortement , une douleur difficile à supporter à mesure que les minutes passées et que le départ se rapprochait. Jusqu’au dernier moment, j’ai multiplié les étirements et les exercices de gainage pour tenter de la faire disparaître ou au mieux de l’atténuer.

Au moment de me glisser sur la première ligne au départ, la confiance n’est donc pas à son paroxysme, sentiment renforcé par la présence de la team outdoor au départ et présentant une team a priori imbattable. Dès le coup de pistolet, le ton est donné et le départ ultra rapide, je décide d’essayer de suivre le coureur de team outdoor si bien qu’après 300m, nous nous retrouvons tous les deux devant (!) avec 10m d’avance sur les autres, partis eux pour 15km. Mais rapidement, le rythme imposé est trop élevé, j’apprendrai après qu’il a couru le 1er km en 3mn07, j’ai donc dû courir en 3mn15, allure beaucoup trop rapide. Bref, je me fais dépasser progressivement par un, deux, trois… coureurs et j’essaie de me caler à un rythme le plus régulier possible.

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Mon dos me laissant plus ou moins tranquille, je boucle les 3 premiers kms assez rapidement mais ce qui devait arriver arriva, la douleur se mit à se réveiller et là la fin de mon relais fut compliquée. Obligé de m’accrocher, je sens bien que le rythme n’était plus le même, les concurrents continuent à me doubler, tout comme la deuxième team relais. Pas question pour moi de lâcher le relais 3ème donc je décide de m’accrocher à son groupe, d’environ 6 personnes. Collé à leurs basques durant 2kms, je lâche un peu de terrain dans le dernier km mais à 500m de l’arrivée dans l’avant dernière ligne droite, condamné à tout donner, je repasse devant ce groupe (voir photo ci-dessous, merci Fatiha) puis prend même quelques longueurs avant la dernière ligne droite longue de 200m que j’avale à ma vitesse maximum. Je passe le témoin, plutôt le chouchou, à Philippe en 31mn50, un temps bien loin de mes espérances, à un rythme moyen de 3mn43, oui très très loin de mes ambitions. Mais je ne peux pas faire mieux en ce moment et j’en suis bien désolé et inquiet à 3 semaines maintenant du semi marathon de Paris.

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Philippe, lui ennuyé par un rhume tenace lui empêchant de respirer comme il le souhaite a lui aussi couru comme il pouvait, se faisant dépasser sur la fin pour la 2ème place du team relais, on termine donc 3ème  loin des gagnants et avec des regrets car en pleine forme, on pouvait ambitionner de descendre largement sous les 54 minutes.

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Maintenant, place de nouveau au repos et sûrement très prochainement à des examens plus poussés chez un médecin afin de ne pas faire de l’année 2013 un cauchemar sportif.

Les foulées du 8ème : un « temps » pluvieux mais heureux

28 Jan

Et voilà l’année 2013 a bel et bien commencé.  Je ne peux plus me cacher, j’ai annoncé des objectifs en fin d’année dernière, je dois m’y tenir. Comme une bonne résolution qui sonne aussi comme un avertissement : il va falloir bosser.

Sauf que depuis 1 mois, je rencontre un problème encore jamais vécu : un mal de dos qui persiste et ne disparait que trop rarement. Parmi tous les désagréments que cela engrange, un des pires reste de ne pas pouvoir s’entraîner correctement et surtout régulièrement.

La semaine dernière, je n’ai donc pu effectuer que 2 sorties de 12km chacune mais à près de 15km/h de moyenne à chaque fois. C’est donc avec une très bonne forme que je me suis présenté sur la ligne de départ des foulées du 8ème arrondissement organisée par une team de choc, les étoiles du 8ème que je vois de plus en plus souvent et avec lesquels je me suis préparé lors d’une sortie collective aux tuileries. C’est un groupe que j’espère rejoindre en septembre prochain et c’est donc un surplus de motivation pour la course, montrer de quoi je suis capable sur LEUR course.

Comment mon dos allait-il réagir, ça c’était l’incertitude numéro 1 surtout avec un temps très normand, froid, pluvieux, venteux, bref tout ce que je n’aime pas. Pour l’occasion, j’avais décidé d’enfiler un collant mi long et un haut à manche longue de chez Mizuno. Pour la paire de chaussures, pas de questions à se poser, j’ai conservé les Wave Elixir 7, un modèle qui continue de me ravir.

Sur cette course, l’objectif est donc de voir où je me situe en ce début d’année et de tenter de passer sous les 36mn. Je rejoins donc mes amis de la runnosphère Philippe et Salvio ainsi que Laurent et Victor. C’est déjà un plaisir de les voir et de partager avec eux cette course, cela est toujours plus motivant et sympathique.

Le froid retarde notre échauffement si bien que sur la ligne de départ, nous nous situons très loin, trop loin en fait, c’est le 1er concours de circonstance négatif.

Du coup, dès le coup de pistolet, l’objectif est de remonter le plus vite possible, le 1er km, je l’avale donc à vitesse grand V en passant sur les côtés ce qui fait que je me retrouve très vite dans les 50 premiers après être parti environ 200ème.

Je décide alors de reprendre un peu mon souffle et de trouver un rythme rapide mais régulier. Le parcours me rappelle celui des 10km de l’Equipe où j’ai battu mon record sur la distance, j’affectionne les longues lignes droites et les faux plats montants suivis de descentes, on évite les changements de rythme et c’est parfait pour réaliser une belle course. Je me rends vite compte que cette course sera bonne, la douleur au dos a disparu et je remonte concurrents après concurrents sans forcer outre mesure. A la fin du 1er tour, après avoir été encouragé par Bastien devant l’entrée du Parc Monceau, je me retrouve dans le top 20 avec quelques secondes d’avance sur mes poursuivants mais avec un trou devant moi. Sans m’affoler, je conserve mon rythme en en mettant davantage dans les faux plats montants comme celui de l’avenue de friedland. Le froid est un peu paralysant et la pluie qui vient éclabousser mon visage me donnent qu’une envie, rejoindre le plus rapidement possible l’arrivée.

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Sous la flamme rouge, j’aperçois 2 coureurs devant moi, je décide d’accélérer encore pour les rattraper, ce que je ne parviendrai pas à faire, échouant à 2s au temps officiel du coureur qui me précède. Je le battrai finalement au réel de 6 secondes et j’apprendrai qu’il a récemment couru les boucles du 17ème en 34mn50 !

Le temps justement, parlons en, au moment de couper la ligne, le chrono m’indique 36mn03, temps ramené à 35mn58 au réel. Il correspond donc à mon objectif mais pas à mes sensations du jour. En en parlant avec Philippe, Salvio, Victor et d’autres, tous sont d’accord, le parcours faisait entre 200 et 250m de plus, foi de leurs montres GPS et aussi de leurs ordinateurs une fois rentrés chez eux et en ayant tapé exactement l’itinéraire que nous avons emprunté.

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Cette nouvelle a deux effets pour moi : d’abord une frustration de ne pas avoir mon vrai temps sur 10km et du coup d’avoir sur ma feuille de route un 36mn étrange compte tenu de la course que je venais de faire. Mais aussi une grande satisfaction car ramené sur 10km, ça me donne un 35mn15 environ soit mon 2ème meilleur temps et à 35s de mon record perso, ce qui pour une course de reprise et dans ces conditions climatiques est une très très bonne et encourageante performance pour moi.

Mais malgré tout, finir 15ème et devancer des coureurs qui ont des records en moins de 35mn30 voire moins de 35mn (vérifié sur Top Chrono) me motive et me fait espérer une très grande année. Avec le semi marathon de Paris, le Marathon, le Triathlon en juillet, de nombreux 10kms et des courses extrèmes comme le Tough Murder, il va m’en falloir de la motivation.

Prochaine étape et non des moindres, les foulées de Charenton où j’aurai le plaisir et l’honneur de courir en relais avec Philippe, moi débutant par 8,5km et lui terminant par 6,5km. On ira pour défendre les couleurs de la Runnosphère et aussi pour viser un podium… et plus si affinités.

Un premier marathon porteur d’expérience

3 Nov

Hier, une grande aventure m’était proposée, à savoir le Marathon de Toulouse. Jusque là, je m’étais refusé à courir une telle distance, préférant les 10km et Semi-marathons pour jouer plus sur de la vitesse que la distance. Cela m’arrangeait aussi de me dire cela car 42,195km, cela me faisait un peu peur.

Mais il y a quelque temps, mon ami Jérémy, installé depuis plus d’un an sur Toulouse, a décidé de se lancer un objectif : courir le marathon en 3h45. Il s’en est donné les moyens en suivant une préparation poussée. J’ai donc pris la décision de le courir avec lui et ainsi de découvrir cette épreuve dans un rythme plus faible que celui que je me fixerai dans mes prochains.

Vendredi dernier, direction Toulouse avec une certaine appréhension. Comment supporter une telle distance ? Comment tenir près de 4h en ayant couru jusque là que 2 fois 2h durant toute ma vie ? Comment réussir à me freiner sous les 12km/h lorsque même à l’entraînement, je peine à passer sous les 14km/h ? A toutes ces questions, j’allais avoir des réponses précises le dimanche.

Après être allé récupérer mon dossard le samedi, plus question de reculer, le lendemain, ce sera une première expérience et un réel défi lancé à moi même.

Le réveil à 6h du matin a été un premier message lancé, cela sera une épreuve difficile. Cette impression a été renforcée en ouvrant la fenêtre et en constatant un froid paralysant et un vent très important. 0 degrés au thermomètre et une température ressentie de -2 degrès environ; un premier week-end de froid à Toulouse depuis mars et surtout un manque d’habitude qui pourrait coûter cher.

Le départ de la course, placé aux abords du Stadium sur le pont portant le même nom et donc pas à l’abri du vent était donc rempli de coureurs frigorifiés et pressés que le top départ retentisse.

Avec Jérémy et Victor, qui nous avait rejoint, nous nous sommes placés dans le SAS moins de 3h45 avec une ambition affirmée : suivre le meneur d’allure et si possible le devancer dans les derniers mètres.

Mais dès le départ, première contrariété, premier bouchon qui nous fait piétiner sur place et donc on perd tout de suite les meneurs, on se retrouve 300m derrière. Et cela ne s’arrange pas quand la première pose « pipi » arrive au bout d’un km. On se retrouve donc derrière les meneurs d’allure 4h et là tous les 3, on entame une remontée progressive mais tout en restant à un rythme tranquille, sans se mettre dans le rouge.

Tout est en place mais une 2ème pause nous ralentit une nouvelle fois et on n’aperçoit bientôt plus le meneur d’allure 3h45. A ce moment là, on est encore à 3 mais au 12ème km environ, Victor décide de partir quelques mètres devant. Avec Jérémy, on a continué à 2. En arrivant à Toulouse, je m’étais convaincu de rester avec lui et je me suis donc tenu à respecter cette parole. Toutefois, le rythme est régulier et on passe au semi en 1h54 soit dans la moyenne des 3h45.

Mais la suite est ensuite plus difficile à mesure que les kilomètres défilent. On se retrouve dans le coeur du peloton en compagnie de coureurs en grande difficulté, chose inhabituelle pour moi mais qui m’aura au moins rendu plus humble sur cette discipline.

Victime de crampes, Jérémy finira dans la difficulté ce marathon tout comme Victor, que nous avons rejoint à 4km de l’arrivée et lui aussi sujet aux crampes. Le temps final de 4H06 reste anecdotique car le plus important, c’est le sentiment d’être allé au bout et surtout d’avoir partagé cela ensemble.

Personnellement, cela sera une expérience énorme pour atteindre l’objectif que je me suis fixé sur le marathon de Paris: descendre sous les 3h.

Pour cela, je devrai me préparer en conséquence, chose que je n’ai pas faite pour dimanche. Je devrai aussi soigner mon alimentation et ne pas manger 300g de pâtes à la sauce bolognaise et forestière la veille, chose que j’ai faite samedi dernier. Enfin, je devrai avoir bien en tête qu’un marathon ne se prend pas à la légère et que ce n’est pas parce que je cours le semi marathon en 1h18 que courir le marathon en moins de 3h sera une promenade de santé.

Maintenant, c’est repos toute la semaine avant d’entamer une préparation de 5j avant les foulées de la Mue, mon autre grand rendez-vous de cette fin d’année 2012.

Un premier podium parisien qui donne beaucoup de confiance

3 Oct

2012 est pour le moment une très bonne année running, une année où mes records sont tombés que ce soit sur 10km ou sur semi-marathon. Il m’a fallu dépenser beaucoup d’énergie pour y parvenir car cela peut paraître facile vu de l’extérieur mais n’appartenant pas à un club et ne suivant pas de plan d’entraînement, je dois trouver au quotidien la motivation pour aller courir et me faire mal, le matin très tôt ou le soir après une journée de travail.

C’est en partie pour cette raison que l’été a été un peu plus calme et la remise en route très progressive. Pour tout dire, tout a vraiment recommencé lors du Triathlon relais et de ces 6,4km parcourus sur le bitume tout plat de la Baule. Au final, un temps correct de 20mn43 qui m’aura permis de prendre conscience que ma vitesse n’avait pas disparu. Une nouvelle opportunité de le vérifier m’était offerte dimanche dernier à l’occasion de la 1ère Course du Dodo, une manifestation organisée par Benoit Cesar, le coach expert et non moins sympathique et sponsorisée par Mizuno, la marque qui me chausse et grâce à laquelle j’ai pu progresser notablement.

Au programme, donc 6,5km répartis en 3 boucles à l’intérieur du Parc Montsouris, un parcours assez difficile donc car ce Parc est avec celui des Buttes Chaumont le plus exigeant de Paris. Après un échauffement placé sous le signe de la reconnaissance du parcours, j’ai retrouvé quelques uns des membres du groupe de Benoît, « Courir pour le plaisir », que je croise souvent aux entraînements Mizuno mais également un coureur expérimenté, souvent présent aux courses et surtout leader du Paris Running Tour 2012. Au moment de me placer sur la ligne de départ, je constate qu’un peu plus de 150 coureurs sont présents et que je devrais être en mesure de jouer un Top 10, voire mieux.

Au coup de sifflet, tout le monde a été lâché et je me suis directement retrouvé dans un groupe de 6 coureurs. Assez vite, un coureur s’est isolé devant (Je verrais à la fin qu’il court régulièrement en 32-33mn sur un 10km) et derrière j’ai pris la tête des poursuivants et pris quelques longueurs d’avance à la faveur des montées. Mais dans les descentes, ce fameux leader du Paris Running Tour, très à l’aise a réussi à recoller à chaque fois si bien qu’à l’amorce du dernier tour, nous n’étions plus que 2 pour la 2ème place avec près d’une minute de retard sur la tête mais 25s d’avance sur le 4ème. Dans ce dernier tour, l’objectif a donc été de m’accrocher dans les portions descendantes et d’attendre les 200 derniers mètres, à savoir le faux plat montant pour porter mon attaque. C’est ce que j’ai fait pour m’emparer de la 2ème place et donc de décrocher ce 1er podium parisien tant attendu.

Le temps de 22mn09 n’est pas très révélateur de par la déclinaison du terrain mais avoir bouclé ces 6,5km à la vitesse moyenne de 17,6km/h me donne le plein de confiance avant mes prochaines échéances, en commençant par les 10km Paris centre dimanche prochain.