Un premier marathon porteur d’expérience

3 Nov

Hier, une grande aventure m’était proposée, à savoir le Marathon de Toulouse. Jusque là, je m’étais refusé à courir une telle distance, préférant les 10km et Semi-marathons pour jouer plus sur de la vitesse que la distance. Cela m’arrangeait aussi de me dire cela car 42,195km, cela me faisait un peu peur.

Mais il y a quelque temps, mon ami Jérémy, installé depuis plus d’un an sur Toulouse, a décidé de se lancer un objectif : courir le marathon en 3h45. Il s’en est donné les moyens en suivant une préparation poussée. J’ai donc pris la décision de le courir avec lui et ainsi de découvrir cette épreuve dans un rythme plus faible que celui que je me fixerai dans mes prochains.

Vendredi dernier, direction Toulouse avec une certaine appréhension. Comment supporter une telle distance ? Comment tenir près de 4h en ayant couru jusque là que 2 fois 2h durant toute ma vie ? Comment réussir à me freiner sous les 12km/h lorsque même à l’entraînement, je peine à passer sous les 14km/h ? A toutes ces questions, j’allais avoir des réponses précises le dimanche.

Après être allé récupérer mon dossard le samedi, plus question de reculer, le lendemain, ce sera une première expérience et un réel défi lancé à moi même.

Le réveil à 6h du matin a été un premier message lancé, cela sera une épreuve difficile. Cette impression a été renforcée en ouvrant la fenêtre et en constatant un froid paralysant et un vent très important. 0 degrés au thermomètre et une température ressentie de -2 degrès environ; un premier week-end de froid à Toulouse depuis mars et surtout un manque d’habitude qui pourrait coûter cher.

Le départ de la course, placé aux abords du Stadium sur le pont portant le même nom et donc pas à l’abri du vent était donc rempli de coureurs frigorifiés et pressés que le top départ retentisse.

Avec Jérémy et Victor, qui nous avait rejoint, nous nous sommes placés dans le SAS moins de 3h45 avec une ambition affirmée : suivre le meneur d’allure et si possible le devancer dans les derniers mètres.

Mais dès le départ, première contrariété, premier bouchon qui nous fait piétiner sur place et donc on perd tout de suite les meneurs, on se retrouve 300m derrière. Et cela ne s’arrange pas quand la première pose « pipi » arrive au bout d’un km. On se retrouve donc derrière les meneurs d’allure 4h et là tous les 3, on entame une remontée progressive mais tout en restant à un rythme tranquille, sans se mettre dans le rouge.

Tout est en place mais une 2ème pause nous ralentit une nouvelle fois et on n’aperçoit bientôt plus le meneur d’allure 3h45. A ce moment là, on est encore à 3 mais au 12ème km environ, Victor décide de partir quelques mètres devant. Avec Jérémy, on a continué à 2. En arrivant à Toulouse, je m’étais convaincu de rester avec lui et je me suis donc tenu à respecter cette parole. Toutefois, le rythme est régulier et on passe au semi en 1h54 soit dans la moyenne des 3h45.

Mais la suite est ensuite plus difficile à mesure que les kilomètres défilent. On se retrouve dans le coeur du peloton en compagnie de coureurs en grande difficulté, chose inhabituelle pour moi mais qui m’aura au moins rendu plus humble sur cette discipline.

Victime de crampes, Jérémy finira dans la difficulté ce marathon tout comme Victor, que nous avons rejoint à 4km de l’arrivée et lui aussi sujet aux crampes. Le temps final de 4H06 reste anecdotique car le plus important, c’est le sentiment d’être allé au bout et surtout d’avoir partagé cela ensemble.

Personnellement, cela sera une expérience énorme pour atteindre l’objectif que je me suis fixé sur le marathon de Paris: descendre sous les 3h.

Pour cela, je devrai me préparer en conséquence, chose que je n’ai pas faite pour dimanche. Je devrai aussi soigner mon alimentation et ne pas manger 300g de pâtes à la sauce bolognaise et forestière la veille, chose que j’ai faite samedi dernier. Enfin, je devrai avoir bien en tête qu’un marathon ne se prend pas à la légère et que ce n’est pas parce que je cours le semi marathon en 1h18 que courir le marathon en moins de 3h sera une promenade de santé.

Maintenant, c’est repos toute la semaine avant d’entamer une préparation de 5j avant les foulées de la Mue, mon autre grand rendez-vous de cette fin d’année 2012.

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5 Réponses to “Un premier marathon porteur d’expérience”

  1. Greg Runner novembre 5, 2012 à 10:33 #

    Sympa ton premier marathon, un beau moment de partage! Ca te permet aussi de bien appréhender la discipline pour ton objectif sur cette distance.

  2. Fredrun novembre 5, 2012 à 9:29 #

    Même remarque que Greg ! Et effectivement, courir en 1h18 le semi (ce que j’ai fait), ne garantit pas de courir le marathon sous les 3h (ce que je n’ai jamais réussi à faire) ! Pleins de paramètres entrent en jeu…mais bon a priori, ça devrait le faire ! 😉

  3. Carine D. novembre 7, 2012 à 1:24 #

    Plutôt sympa comme première expérience marathon ! On est beaucoup à faire la même erreur à la pasta party de la veille, mais on la fait qu’une fois !!
    Et bel objectif pour Paris 2013 ! qui sera atteint je suis sure 😉

  4. Sydoky novembre 7, 2012 à 10:18 #

    Un premier marathon test qui va te permettre de bien préparer et gérer le suivant. Tu as le niveau pour atteindre ton objectif alors bon courage et bonne prépa !

  5. le tocard de la course sur route avril 30, 2013 à 10:04 #

    Les pâtes avant la course c’est pas mal. Moi la veille d’une course, un bon mcdo et une petite bière! Ca donne le moral. Manger du quinoa et des carottes rapées, ça motive pas 🙂

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