Le Semi-marathon des Courants de la Liberté: contrat rempli

13 Juin

Dimanche dernier, j’étais de retour en Normandie avec une course qui fait désormais partie du paysage sportif local: les courants de la liberté. Avec pas moins de 4 courses dont une course féminine, la Rochambelle (17 000 femmes au départ), la foule était au rendez-vous.

Le dimanche matin, un 10km, un semi et un marathon étaient offerts aux coureurs avec une arrivée commune devant le Mémorial de Caen. Le départ lui différait selon les distances et pour ma part, étant donné ma décision de courir le semi, j’avais rendez-vous au Pegasus Bridge de Benouville, pont rendu célèbre lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pour ma deuxième expérience sur cette distance après Paris il y a 3 mois, c’est encore l’inconnu qui s’offrait à moi. Mais fort d’une forme ascendante ces derniers temps, c’est plein de confiance que j’ai pris la navette à 7h30 du matin pour rejoindre Benouville. 3 000 coureurs étaient attendus, si bien que les bus ont circulé sans interruption durant 1h30 pour acheminer tout ce petit monde à l’heure.

Mais 1er constat en arrivant, il pleut fort et il fait froid. Les premières minutes sont d’ailleurs insolites puisque tout le monde se réfugie sous des tentes, ou des arbres, blottis dans des sacs poubelles et attendant 8h50 et le coup de pistolet. 30mn avant le départ, je me décide à sortir de ma tanière pour aller m’échauffer et constater que les jambes répondent bien. Cependant, la pluie me trempe déjà complètement si bien que j’ai pris quelques grammes au moment de me présenter dans mon SAS de départ.

Ce départ justement se fait très rapidement, plus vite qu’à Paris pour ma part, un choix délibéré si je veux passer sous la barrière des 1h20, mon gros challenge.

Dès le début, je me cale dans un petit groupe et dans un rythme qui me convient jusqu’au 3ème km où je décide de me porter en 1ère position pour faire le train et prendre un rythme de croisière.

Je rentre vite dans le rang 2km plus loin car je sens arriver une petite pointe de côté, je préfère ne prendre aucun risque à ce moment de la course. Le parcours, dans sa première partie est rendu difficile par les conditions climatiques, très pluvieuses mais aussi par son profil assez vallonné fait de petites montées abruptes et des descentes courtes mais rapides. Je ne suis cependant pas surpris car je connais toutes ces routes par coeur. La première indication chronométrique intervient au bout de 5km avec un temps de passage en 18mn07 et au 10ème, en 36mn52, soit une minute plus vite qu’à Paris, un bon signe. En effet, je cours toujours à l’aveugle, sans chrono, un détail qu’il va falloir changer prochainement pour continuer ma progression.

Ce passage à la mi-course marque un changement dans ma course. J’ai ingurgité un gel Isostar en anticipant une baisse de régime et j’ai été rattrapé par un coureur que je ne connais pas mais qui se met à me parler. Il me demande comment je me sens et quel chrono je vise. Quand je lui réponds que je vise moins d’1h20, il esquisse un sourire en me disant que c’est bon, que je n’aurai aucun mal à y parvenir à cette allure. Je lui retourne la question et il me répond qu’il veut terminer en 1h18. Il n’en faut pas plus pour me rebooster, si je reste avec lui, c’est bon. Commence alors un combat mental pour rester dans son sillage en gardant tout de même quelques réserves.

Le profil s’est aplani, et durant 5km, je parviens à m’accrocher assez facilement, si bien qu’au 17ème km, je décide de partir seul, ce que je parviens à faire. A 4km du but, c’est le moment de tout lâcher et de gagner le maximum de temps. Les 18ème et 19ème km sont durs car je suis seul sur le bitume et que mes forces commencent à manquer.

Sous la flamme rouge, je sens des concurrents revenir et l’un d’entre eux me rattrape à 600m de l’arrivée. Je décide de le laisser partir surtout que la photographe de la course se trouve juste là et que je veux être seul sur la photo.

Dans la dernière ligne droite, je lance mon sprint et j’entends un membre du public me criait que cela revient fort derrière moi. Je ne me retourne même pas car je vois que le chrono qui m’indique 1h18mn45s, et cela suffit à me surmotiver pour passer sous les 1h19 et ainsi pulvériser mon record, ce qui chose faite en 1h18mn57s.

Crevé mais heureux, je m’empresse de saluer tous mes compagnons de galère et surtout la personne qui m’a emmené durant ces km décisifs. Il me félicite de ma lucidité et me demande ou j’ai trouvé les ressources de l’attaquer.

Je ressors donc totalement satisfait de cette course très bien organisée et vraiment très agréable. Le parcours est champêtre et dépaysant comparé à la région parisienne et malgré la pluie qui n’a pas arrangé les choses, l’ambiance était excellente et le public très nombreux au bord de la route. Je conseille donc les courants de la liberté 2013 à tout le monde car c’est l’assurance de prendre du plaisir et de participer à une compétition relevée.

Pour ma part, c’est une première étape de passée. La deuxième, c’est pour dans 10 jours aux 10km de l’Equipe avec un autre record à aller chercher. j’ai annoncé moins de 35mn, cela va être difficile mais si je récupère vite de ce semi, je suis confiant et surtout très motivé. J’ai en outre trouvé une paire de chaussures qui me convient à la perfection, les Mizuno Wave Elixir 7, très légères et dynamiques avec lesquelles cela a été un vrai régal de courir durant ces 21,1 km. Elles m’accompagneront encore le 24 juin prochain.

La cerise sur le gâteau serait le retour du soleil également mais ça, c’est une autre histoire…

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2 Réponses to “Le Semi-marathon des Courants de la Liberté: contrat rempli”

  1. Greg Runner juin 13, 2012 à 12:40 #

    Un grand bravo Florent pour ce nouveau chrono! Le contrat est rempli. Achète toi une montre, programme tes entrainements et je suis sûr que tu passeras sous les 1h15.
    On se retrouve au 10km de L’Equipe! 😉

  2. Philippe juin 13, 2012 à 4:06 #

    Je trouve ça génial d’avoir réalisé toutes ces perfs et ces entrainements sans montre. apparemment ton collègue de dimanche, le dossard 4722 l’avait lui aussi laissée à la maison. curieux de savoir jusqu’où tu vas aller comme ça 😉

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