Archive | mai, 2012

Un week-end sportif et tous terrains !

2 Mai

En ce week-end prolongé dû au 1er mai, je suis rentré dans ma Normandie natale durant 4 jours. Un bol d’air bien appréciable en habitant désormais à Paris.

Mais pour ne pas déroger aux bonnes habitudes, j’avais au préalable regarder le calendrier des courses à pied pour voir ce qu’il était possible de faire. Et la bonne nouvelle avait été de constater que deux compétitions se déroulaient, une dimanche et une hier matin.

N’étant pas obligé de s’inscrire longtemps à l’avance, ce qui est trop souvent le cas des courses parisiennes, j’ai eu l’avantage de pouvoir choisir de participer à celle d’hier ou non selon ma récupération.

Mais pour ne pas brûler les étapes, commençons par celle de dimanche : Hérouville dans la course. Ne la connaissant pas, j’avais regardé sur Internet en quoi elle consistait et quelle ne fût pas ma surprise en voyant qu’il s’agissait en effet d’une Crazy jog à la Normande mais en bien pire ; une véritable course d’obstacles durant deux boucles de 5km chacune.

Aucun objectif de chrono donc, parfait pour moi qui me cherche encore un second souffle depuis le semi marathon de Paris. Me voilà donc parti dimanche matin à une dizaine de kilomètres de mon domicile pour s’amuser et tenter de décrocher un éventuel podium (on ne sait jamais !). Le premier constat en arrivant sur place, il pleut, il fait froid et il y a du vent, autant dire, on va s’éclater !!

Je découvre les obstacles présents dans les derniers 500m et le moins que l’on puisse dire que cela ne rigole pas, j’aurai l’occasion d’y revenir.

Après 20mn d’échauffements dans les sous bois du parcours, deuxième constat : c’est boueux et de ce fait, je patine sévère sur chacune de mes foulées et il pleut toujours.

Pressé de rejoindre le départ, je m’installe sur le ligne de départ 5mn avant le coup de pistolet en deuxième ligne. Et au moment du top, cela part à pleine vitesse. Il faut dire que les départs des deux courses (le 5km et le 10km) se font simultanément donc certains n’hésitent pas à démarrer au sprint. Dès le départ, 1er obstacle, un mur de cartons à défoncer et ce n’est que le premier. En effet, tout de suite après, c’est parti pour une séance de cross sur une butte avec déjà du pourcentage.

Je reste parmi les 20 premiers en prenant soin de m’économiser mais au bout d’1km de course, on se retrouve face à des rondins de bois puis des bottes de pailles qu’il faut enjamber, bien casse pattes. 500m plus loin, le 1er moment insolite du parcours, je me retrouve à me jeter à l’eau pour passer sous un petit pont et ressortir. L’eau étant gelée, l’effet a pas été l’idéal surtout que mes chaussures ne sont pas vraiment « water proof ». Mais en remontant, je suis parti pour 1km de bitume et là je mets les gaz dès le début et mes jambes répondant bien, je rattrape deux concurrents, de bonne augure avant d’entamer le bois de l’hébizey. Et à ce moment, le mauvais temps de ces derniers jours n’a pas aidé, les chemins sont gorgés d’eau et boueux au possible, ce qui fait que je ne peux pas courir comme je l’aurai voulu et résultat, je n’avance pas et me heurte aux nombreux obstacles installés : Passer dans un pneu, dévaler une piste savonneuse (voir photo) et passer sous un jouet pour enfant presque à 4 pattes. A la suite de cela, une partie sur herbe en mode cross difficile à gérer et nous voilà de nouveau dans le bois en repassant dans l’eau deux fois de suite avant de grimper un petit chemin à l’aide d’une corde installée.

Le retour vers la ligne d’arrivée est un peu plus calme mais la boue empêche toujours ma progression. Et arrivé sur le parking de la Fonderie, lieu d’arrivée, ce sont les 300 derniers mètres de la boucle et quels mètres, jugez plutôt !

Tout d’abord une petite piscine d’eau  suivie d’un poulailler à traverser, avant de monter dans un bus transformé en discothèque et de ressortir pour traverser un ensemble de pneus disposés. Et ce n’est pas tout, il a fallu passer sous un cylindre à 4 pattes et enjamber 3 pyramides de bottes de paille. Inutile de vous dire qu’une fois en avoir fini, j’étais totalement crevé et si je n’avais fait que 5km, j’aurai terminé 3ème mais là, il fallait repartir pour la même boucle.

A ce moment là, je constate que je suis 4ème et que le 3ème n’est pas très loin. Et après avoir passé les premiers obstacles de la boucle, la partie bitumée me permet de revenir à moins de 10s de lui, le podium se rapproche et je commence à y croire. Mais une nouvelle fois, arrivé dans le bois, je m’écroule, la pluie et la boue m’achèvent si bien que dans un obstacle d’eau, je trébuche et me retrouve couché dans une eau bien sale. Entre temps, deux coureurs m’ont dépassé et je navigue maintenant en 6ème place, place que je ne quitterai plus.

La ligne d’arrivée salvatrice me permet de voir que les gens me regardent bizarrement et pour cause, j’ai une tête digne des finishers du Paris-Roubaix 2002, à savoir un tee shirt à l’origine blanc qui est devenu gris et de la boue me recouvrant le visage mais qu’importe, je me suis bien amusé et ma 6 ème place à 40s du podium me satisfait malgré tout même si une douleur au genou m’alarme un peu.

Le lendemain, lundi, j’ai de prévu un foot 5 avec mes amis les stapsiens MDS que je ne veux surtout pas annuler donc je me présente à 19h à Carpiquet et dans la bonne humeur, c’est parti pour 1h30 durant lesquelles je cours partout, comme à mon habitude. Et en plus, on gagne. J

Mais en me couchant le soir, bien courbaturé, ma participation aux foulées du Muguet, un 7,8km à ¾ sur le sable devient incertaine et ce n’est qu’en me levant hier sous un magnifique soleil que je me motive, après tout courir sur le sable et sous le soleil et une chaleur relative, c’est quand même très sympa !

Comme à l’accoutumée, mon échauffement dure 15-20mn mais je me rends vite compte que les jambes sont lourdes et que réussir une performance sera compliquée, voire impossible. Je décide tout de même de tenter le maximum et de partir relativement vite mais pas assez si bien que je me retrouve 19ème à la fin de la première boucle longue de 2600m (3 au total à parcourir).  Il faut dire que les portions de sable se font sur sable mou donc un enfer pour les mollets et le soleil cogne de façon assez importante.

Mais dès le début du 2ème tour, sur le sable, je place une première accélération en passant en tête de mon petit groupe et en imprimant un rythme qui me laisse rapidement tout seul, me voilà donc 14ème et à la poursuite des coureurs me précédant. Mon rythme est étonnamment bon compte tenu de ma fatigue physique et j’arrive à en mettre suffisamment pour rattraper puis dépasser un 1er concurrent à mi-tour. Et peu de temps après, je reviens sur un deuxième qui décide de s’accrocher et même de me passer devant dans les quelques marches à gravir. Je ne panique pas sachant qu’il y a ensuite 200m de bitume en fin de tour. Je m’accroche donc derrière lui tranquillement et dès le début du tronçon, je place une violente accélération qui le lâche directement.

A l’orée du dernier tour, je possède 10s d’avance sur lui mais une trentaine sur le 11ème. Je m’attelle donc à bien finir cette course à un bon rythme pour décourager mes suivants et c’est ce que j’arrive à faire car je coupe la ligne en 12ème position en 28mn45, un très bon temps pour moi que je ne pensais pas du tout réaliser.

Une 6ème place, une victoire au foot 5 puis une 12ème place, c’est un week-end sportif réussi au final qui me donne pleine confiance pour mes futures échéances, les 10km du 19è autour de chez moi, puis le semi-marathon des Courants de la Liberté à Caen le 10 juin suivi des 10km de l’Equipe le 24 juin et la Crazy Jog en juillet. J’ai déjà hâte d’y être !!

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